- Je n'ai jamais eu l'impression qu'on me forçait à devenir actrice. En fait, j'ai toujours voulu être portier quand j'étais petite.

- Je suis accro au site de Perez Hilton! C'est une personne très amusante et il a un sens de l'humour épatant. Si je tombais sur une photo de moi sur ce site et que Perez écrivait quelque chose d'horrible à propos de moi, je ne sais comment je réagirais. Ca pourrait être devastant, mais je suppose que ça dépendrait du contexte.

- Je veux avoir des rôles qui posent un certain challenge et qui peuvent changer l'opinion publique. Etre acteur est inutile si on ne veut pas apprendre ou grandir.

- Je suis allée dans un lycée pour les filles alors que tout le monde partait pour Harvard ou pour Yale, et je n'avait aucune envie de faire ça. Je crois qu'ils pensaient que j'étais droguée. Dans le quartier, il y avait un lycée pour garçons, alors on se réunissait et on faisait des conneries. C'était vraiment une adolescence catholique normale.

- J'étais un garçon manqué pendant mon enfance. Tous mes amis étaient des garçons, et je m'énervais quand ils enlevaient leur t-shirts en été, alors que je ne pouvais pas le faire.

- Je pense qu'il y a des similitudes entre Shane et moi. Il doit y en avoir. Dans chaque rôle que l'on joue, on doit commencer avec soi-même, vu que l'on est la racine. Je peux me reconnaître dans beaucoup de dimensions par lesquelles elle passe à l'intérieur. Et à travers nos différences, j'apprends plus de choses sur moi.

- Je pense que je suis autant masculine que féminine. Un bon équilibre, et c'est merveilleux d'apprendre à explorer ce côté de soi et cette part de sexualité qu'on ne voit pas toujours.

- Ce que je trouve très attirant, ce que je trouve sexuel, ce sont les personnes qui ne s'excusent pas de ce qu'ils sontet qui sont bien dans leur peau. Et je pense qu'avec ces deux choses, l'énergie sexuelle resort, parce que l'on ne pense pas à soi ou on ne se censure pas, on est juste qui l'on est. Et être ce que l'on est est une qualité très attirante chez une personne.

- La scène se centre sur les imperfections et le travail qui est fait avec elles, que ce soit par soi-même ou par le public.

- Mon plus gros défi est la confiance, et vraiment croire en cette confiance, en laissant les choses arriver d'elles-même personnellement et professionellement et me faire confiance à moi-même. Je m'améliore à ce niveau-là.

- Pendant mon enfance, c'est mon meilleur ami qui m'a mis la puce à l'oreille à propos de la comédie. On a créé une pièce d'improvisation qui durait 1h30 quand on avait 10 ou 11 ans et on faisait des représentations à la bibliothèque. On se donnait la réplique vraiment bien et on s'amusait comme des fous. Le plus comique c'est que les représentations étaient sold-out, d'autres personnes l'aimaient aussi. Donc j'ai pensé que je pouvais décrocher mon diplôme et en faire mon métier. Je ne pouvais pas imaginer quelque chose d'autre qui me plaisait autant.

- Je pense que mon point commun avec Shane est que nous sommes des solitaires. J'ai toujours eu l'impression qu'elle n'avait pas peur d'être seule. Elle aime ça. Je peux m'identifier à ça.

- J'ai aimé la façon dont mon personnage, Shane, est introduite. On vous la présente à travers de l'action sexuelle et j'ai pensé que c'était vraiment cool et que ça résumait ce qu'elle aimait et qui elle était dans une certaine mesure. C'est un être totalement sexuel et ce qui est génial c'est qu'elle ne s'en excuse pas. C'est juste qui elle est. On voit rarement des femmes qui sont capables de faire ça à la télévision.

- J'aime mes mains. Mes longs doigts. Forts. Ils me sont utiles.

- J'aime les histoires qui ne sont pas normales, que l'on ne voit pas tous les jours. Je ne les recherche pas personnellement, mais elles me trouvent.

- Plein de personnes viennent me voir pour me féliciter d'être dans la série. Inévitablement, ils me demandent "Tu es lesbienne, non?". Pourquoi est-ce que les gens se demandent si je suis lesbienne ou pas? Oui, on montre un côté de certaines femmes que beaucoup de gens ne voient pas, mais comment peut-on représenter une société? Nous sommes juste quelques personnes. Ce n'est pas juste.

- Je voulais fabriquer des violons comme mon père, et puis j'ai voulu être portier dans mon building. Je pensais que si je n'arrivais pas à être actrice, peut-être que j'étudierais pour être dans le FBI ou une biologiste marine ou un truc comme ça.

- (Sur le fait d'être une icône lesbienne) Et bien, regardez Gina Gershon. Ca ne serait pas terrible. Je pense que tout dépend de ce qu'on en fait. On ne sait jamais comment les gens vont réagir. C'est pour ça que je veux faire ça, pour que les gens réagissent, pour qu'ils soient affectés. Ca me donne l'impression que j'ai fait mon travail.

- Une scène d'amour, peu importe avec qui vous la faite, est une expérience peu confortable. Ce n'est pas naturel, c'est très technique, et c'est la chose la moins sexy que l'on peut imaginer. Donc j'essaye de me laisser aller en partie et de le faire sans y penser. J'oublie qu'il y a une caméra à côté de ma tête et que le réalisateur regarde la scène dans une autre pièce, et qu'il y a l'éclairage, le son... Je dois me fermer à tout ça et faire de cette expérience la plus confortable possible.

- Je ne pense pas que je ressemble à un garçon, mais je ne pense pas que l'androgynie est une chose si mauvaise que ça.

- (A propos de Young Americans) J'ai appris que ce qui rend la chose difficile, c'est de jouer deux exactes opposés en même temps, mais autrement, c'était vraiment amusant.

- Les vêtements sont confortables... Mais sur un niveau plus profond, j'ai appris que la compétition entre filles et garçons n'est pas aussi forte que celle entre femmes.

- Honnêtement, je n'ai pas été à Hollywood pendant assez de temps pour être vraiment immergée dedans, mais la seule chose que je sais est de ne pas se perdre, de rester vrai à soi-même. Parce qu'au bout du compte, c'est juste un jeu.

- (Réponse à la question: Si le Paradis existe, qu'est-ce que tu aimerais que Dieu te dise quand tu arrive?) Quelques personnes veulent te voir.

- Une fois on m'a payé 90 $ pour tester un spray nasal. Je n'ai même pas d'allergies.

- Je vois ça comme une opportunité d'explorer une autre partie de moi-même et d'apprendre quelque chose qui est au-delà du positif. Toute chose est une borne et c'est comme ça que je le vois. Et si c'est un risque et que c'est un peu terrifiant, alors c'est une raison de plus de le faire. En ce moment, je me concentre sur le fait de donner une voix à ce personnage, et si je fais ça, je ne peux pas le voir comme une chose négative. Et juste parce que je joue ce rôle ne signifie pas que je ne peux pas faire autre chose. C'est ça la beauté d'être actrice.